Cap #7 : Faire rire, pleurer, vibrer pour agir

Ce mois ci je suis en colère dans ma newsletter, mais je suis aussi dans une période de ma vie où je n'avais plus été aussi heureuse depuis longtemps. J'ai peur quand je prends des risques mais j'adore et en même temps je vous propose un jeu très sérieux à la fin...
Toutes ces émotions, je vous les partage volontiers et je vous invite expressément à déguster les vôtres, miam c'est ce qui nous rend si vivants.
Déployer son leadership cap par cap avec la boussole des Leaders d'Envergure™
Cap #7 : J'en veux à Descartes
Notre relation à la Nature s'est fracassée à la Révolution scientifique
Tout commence, ou presque, avec Copernic au 16e siècle. En plaçant le Soleil au centre de l’univers connu, il détrône la Terre de sa position sacrée. C’est une rupture immense : l’humain n’est plus le centre de tout. Galilée poursuivra ce choc en apportant des preuves par l’observation, affrontant l’autorité religieuse avec sa lunette pointée vers les cieux.
Pour Descartes au 17e siècle, La nature est mécanisme, les minéraux, les plantes et les animaux ne sont rien de plus que des machines. Pas de conscience ni de volonté pour ces derniers, qu’il considère comme de simples automates biologiques, agissant uniquement en réponse à des stimuli externes.
La pensée cartésienne a exercé une influence durable sur la science occidentale, avec pour conséquences l’oubli des interactions qu’entretiennent les hommes avec leur milieu, mais aussi des souffrances que le vivant peut endurer.
Le rationnel devient roi, les émotions sont reléguées à l’arrière-plan, suspectes d’irrationnalité. La connaissance s’organise comme une machine qui s’accélère.

Un siècle après Descartes, Rousseau propose une vision très différente du vivant, davantage axée sur l’humain et la société, qui considère les organismes comme faisant partie intégrante de la nature et interconnectés les uns aux autres. Il les considère comme des êtres vivants capables de ressentir des émotions, des besoins et des désirs qui leur sont propres : « Il n’y a rien de plus doux que de vivre dans la nature et de laisser la nature vivre en nous. »
Vu où nous en sommes aujourd’hui, il n’est pas sûr qu’il ait été entendu… car le système de pensée qui domine chez nous est rationnel et hiérarchique poussé à l’extrême de sa performance.
La connaissance ne doit pas laisser de place à l’émotions qui floute les décisions et décrédibilise. Tout phénomène a forcément une explication plausible et ingénieurs comme parfois les medecins deviennent des spécialistes techniques sans forcément se poser la question, du pourquoi en amont, ni de notre humanité là dedans.
Lors d’un speech mémorable à CentraleSupélec en novembre 2022, l’astrophysicien poète assez remonté Aurélien Barrau questionne "A-t-on encore besoin d'ingénieurs ?" Il met en garde contre une foi excessive dans la technologie pour résoudre des problèmes qu'elle a en partie engendrés focalisée sur la performance et la croissance, la qualifiant de « techno-nécrophile ».
Il appelle à une transformation radicale de la science et de l'ingénierie, les invitant à s'orienter vers des approches plus poétiques et philosophiques, en harmonie avec le vivant. Essayant de réconcilier la science et les émotions.
Mais nous n’avons pas le temps de ressentir, le monde va trop vite, et dans les entreprises c’est pareil les émotions n’ont pas leur place, à tous les échelons notamment pour les dirigeants qui ont les positions de pouvoir qui n’autorisent pas la faille. Et au-délà de la problématique du temps et du jugement de l’autre, nous avons perdu le langage pour décrire la finesse de nos émotions, nous manquons cruellement de vocabulaire.
Pourtant aujourd’hui, face aux effondrements écologiques, à l’épuisement du vivant, cette tension entre raison et émotion revient en force et nous explose à la gueule. Un matin, on ne peut plus se lever, les dissonances cognitives sont trop fortes, nous n’avons pas écouté notre corps alors il s’arrête de lui même, c’est le burn out.
En France, 30 % des actifs ont déjà connu un burn-out modéré ou sévère au cours de leur carrière, selon le baromètre Empreinte Humaine – OpinionWay publié en septembre 2024. Près de 40 % des salariés se déclarent en souffrance psychologique ou soumis à un stress élevé, d'après une étude d'Ignition Program relayée en janvier 2024.
Il est temps de se libérer de notre constipation émotionnelle collective, un petit laxatif ?
Etre leader dans l'incertitude c'est possible !

"Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste"
Voilà ce que j'ai osé dire à une assemblée de 500 banquiers de 9 pays différents (moitié dans la salle et moitié en visio) cette phrase de l'économiste Kenneth Boulding. Et ne croyez pas que je les prends de haut ou que je cherche à les culpabiliser, pas du tout, dans mes conférences je travaille dur pour avoir le ton juste du contrepied.
L'évènement intitulé IMPACT Day de la branche Luxembourgeoise cette grande banque que vous connaissez tous
Jean-Florent Richard dit alors :
"Certaines personnes marquent une carrière. D’autres poursuivent une mission de vie. Selon moi, Déborah Pardo fait partie de celles qui inspirent bien au-delà de leurs accomplissements professionnels. Par son énergie, sa vision et sa capacité à fédérer, elle rappelle qu’un leadership authentique commence toujours par l’humain. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel, où les solutions purement techniques semblent insuffisantes à apporter une réponse systémique aux enjeux rencontrés sur et par la planète.
Dans un monde où tout va (trop) vite, Déborah incarne la persévérance, l’élégance dans l’action et la force de croire en ses valeurs cardinales. Comme elle le relate son livre Déployer sa vie comme un albatros, son parcours est une preuve qu’il est possible d’allier ambition, impact et bienveillance. Les leaders qui inspirent ne sont pas ceux qui parlent le plus ou le plus fort, mais ceux qui donnent envie aux autres de grandir à leurs côtés.
Merci Déborah pour ton intervention qui fut l’occasion d’inspirer nos leaders dans notre ambition d’être le partenaire et de choix à impact positif pour nos clients."

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Aventures vers un monde meilleur
Depuis juin 2025 j'ai lancé le programme Leaders d'Envergure. Comme les oiseaux, il a 2 ailes :
1/ Un cours en ligne de 18h avec 40 exercices basés sur la boussole.
2/ Une communauté engagée qui s'entraide et se réunit 2 fois par mois en ligne.
Delphine, la belge du groupe à la sagesse hors normes
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